4e de couverture

« Frontière linguistique » et « querelle linguistique ». Voici deux expressions courantes et communes du répertoire politique et social belge. Pourtant, elles en interloquent plus d’un quand on ne connait pas ce petit Royaume coincé entre les Pays-Bas, ancienne métropole, et la France. Ces deux locutions, à elles seules, résumeraient magistralement la dynamique compliquée du fonctionnement des langues dans le plat pays, une authentique tectonique des langues dont les lithosphères francophone, néerlandophone et germanophone ne cessent de s’entrechoquer. A cette structure profonde, s’ajoute l’anglais en tête de course, l’arabe, le tarifit, le lingala, le swahili…Bruxelles, capitale-Babel aux new parlers bruxellois, se prélassent du fond des âges un florilège de dialectes. Le brusselair est le plus célèbre de tous, le Brussel vloms, le marollien, le beulemans etc. Tout ceci baigne dans l’inéluctable humour belge car la région bruxelloise est officiellement bilingue ! Les autres régions, elles, sont unilingues. Allez trouver la faille ! Entre ces régions, pas d’armistice dans la guerre des langues. C’est bien cette cacophonie linguistique auquel se livre tente de donner une voix.

La Belgique et ses langues: essai "langues et politiques" sur la situation linguistique en Belgique

Ce livre est publié par l'éditeur Bruno Teissier aux éditions Bibliomonde. J'ai commencé cette collection "langues et politiques" avec un ouvrage consacré au Maroc "Les Marocains et leurs langues; ce que parler quatre ou cinq langues veut dire" (clin d'oeil à l'essai de Pierre Bourdieu). 

D'un point de vue personnelle voire identitaire, ces deux essais sont les deux faces d'une même monnaie, celle de ma belgo-marocanité

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